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Les carrefours en conversation – Accueil et Présentations

November 15, 2017 • 29 min read

La première ministre Kathleen Wynne et L’hon. Bob Chiarelli, ministre de l’Infrastructure a accueilli les participants à le Sommet sur les carrefours communautaires 2017.

Transcription

Mr. Chiarelli :

Il y a plusieurs semaines, j’ai participé à une réunion avec nombreux Maires et deux présidents régionaux et ils discutaient sur comment planifier l’avenir. Ils imaginaient comment serait la région du Grand Toronto [00 :00 :30] dans 50 années. Et ils avaient des différentes idées, et ils se demandaient ce que les gens seraient en train de faire et de dire. Une des mairesses a dit, je sais exactement ce qu’ils seraient en train de dire, il n’y a que 99 ans que les Leafs de Toronto ont gagné la Coupe Stanley [ 00 :00 :43]. Mais, je crois qu’on serait tous d’accord qu’il s’est trompé si on considère l’effort qu’on a vu et l’équipe qu’on a aujourd’hui. C’est un plaisir d’être ici à notre sommet de carrefours communautaires d’Ontario. Et c’est vraiment adéquat que le sommet prenne lieu ici [00 :01 :00] à Evergreen Brickwors, un espace communautaire avec tellement de bénéfices, environnemental, social et économique, pour ne nommer que quelques-uns. Un espace qui connecte les gens et qui aide plusieurs à collaborer et à créer tellement de choses.
Celui-ci est le troisième événement où j’ai participé, qui ont eu lieu ici, pendant les derniers huit ou neuf mois. Alors, Jeff, mes félicitations à toi et à ton équipe pour avoir créé un carrefour communautaire si exemplaire comme celui-ci à Evergreen Brickwors [00 :01 :30], et merci de réaliser ici cette conférence. Il y a eu du bourdonnement autour de la préparation de cette conférence des carrefours communautaires, et nous tous, nous ressentons comment ce sommet prend de l’élan qui donnera des outils et qui préparera les leaders communautaires et les partenaires qui veulent réaliser de choses dans et pour les communautés. Pourtant, les carrefours communautaires ne sont pas un nouveau concept. Les carrefours communautaires offrent plusieurs services, souvent [00 :02 :00] de façons très intégrées et centrées sur le client, tous sous un même toit, et cela fait déjà plusieurs années qu’on a des gens qui conduisent et qui répandent ce genre d’organisations, partout dans la province.

Il y a des promoteurs et de partenaires, comme vous, qui se rassemblent pour établir des carrefours communautaires comme réponse à des besoins pour leurs communautés. Une partie du mandat de mon ministère, c’est de conduire des projets qui renforcent nos communautés et notre économie. Les carrefours communautaires [00 :02 :30] accomplissent les deux de façon fantastique. Une de nos priorités c’est de vous offrir tous les outils dont vous nous avez dit avoir besoin pour créer des carrefours communautaires soutenables et bourgeonnants qui améliorent la vie de gens qui habitent dans nos communautés. Donc, aujourd’hui, je suis ravi du lancement officiel d’un de ces outils : le réseau des ressources, communityhubs.ca, comme vous le voyez derrière moi sur l’écran [00 :03 :00], c’est le site web qui va connecter les Ontariens.

On travaille sur et on est en train de planifier pour un carrefour communautaire. Le réseau de ressources c’est un endroit pour connecter avec d’autres personnes, pour partager vos objectifs ; pour échanger les meilleures pratiques, pour résoudre des problèmes, pour renfoncer des partenariats et pour coordonner des efforts, à travers la province. C’est vraiment un super site web. Il y a un outil de cartographie qui vous permet de cibler la planification communautaire et l’offre de services [00 :03 :30] en base des besoins régionaux. Il faut le voir pour le croire, on peut choisir de considérer plusieurs facteurs : santé, social, démographique, et cet outil vous donne toute l’information nécessaire pour créer le carrefour communautaire dont votre communauté a besoin. Il y a aussi une fonction qui connecte les gens et les communautés à travers l’Ontario pour une collaboration plus rapide. Je vous encourage de vous inscrire aujourd’hui et de créer votre profil, pour que vous puissiez commencer aussitôt que possible [00 :04 :00] à vous servir de cet outil.

Plus large ce réseau arrivera à être, plus cet outil sera de valeur pour tous. On a un ordinateur ici au sommet dans la zone d’activation avec une équipe qui est là pour vous aider à démarrer et ceci est le début du réseau de ressources. Ce projet continuera à s’accroître au fur et à mesure que plus de gens s’inscrivent et qu’on ajoute d’autre fonctions lors des prochaines semaines à venir. Plusieurs personnes ont travaillé dur pour construire [00 :04 :30] ce site et pour qu’il soit prêt pour le sommet. Donc, j’aimerais remercier tous ceox qui ont travailler sur cela et les féliciter pour un travail si bien fait. On sait qu’il y a bien plus qu’on peut faire pour faciliter la création des carrefours communautaires, et ce ceci la raison pour ce sommet. Il s’agit de nous réunir entre tous à travers la province pour renforcer les capacités, apprendre les uns avec les autres et générer des solutions pratiques. Il y a tellement des exemples de carrefours communautaires, à travers la province.

[00 :05 :00] Le carrefour communautaire de santé Covington dans mon district électoral en Ottawa est un grand exemple d’un partenariat et d’une direction collaborative entre le Centre communautaire de Santé de Covington et la Communauté de Logement de l’Ottawa. Une fois fini, ce carrefour offrira des logements à des charges accessibles pour les gens du troisième âge, en intégrant en même temps des soins de santé primaires et des services de soutien, tout sous le même toit, ceci aura un impact positif pour plusieurs résidents locaux. Donc, nous devons continuer [00 :05 :30] à travailler ensemble pour surmonter les obstacles afin de donner des ailes aux efforts des leaders communautaires qui veulent faire de la différence et ce sommet s’agit de cela, de prendre les prochains pas pour aider la générosité d’esprit qui fait partie de notre culture canadienne et on va le voir ici et dans chaque communauté de l’Ontario. Avec nous, tous travaillent ensemble pour nos communautés, le futur sera plus brillant [00 :06 :00]. Et maintenant, c’est un honneur de donner la bienvenue sur le podium à une de vos promoteurs, la plus grande et la plus déterminée ; c’est grâce à son dévouement qu’on a été capables d’avancer à grandes pas et a rendu cette journée possible donc, au nom de tous, Merci madame la Première Ministre pour votre direction et votre conduite, s’il vous plaît donnez la bienvenue à notre Première Ministre. [00 :06 :30].

Mme. Wynne :
Bonjour, c’est un beau matin de printemps n’est-ce pas ? Il est tellement merveilleux de vous voir tous ici ! Merci beaucoup tout d’abord à Jeff, merci, où es-tu Jeff ? Je ne sais pas où il est parti. Le-voilà, merci beaucoup pour cette chaleureuse bienvenue et pour tout le travail que tu as eu pour créer cet espace incroyable et pour toutes les belles cours que tu as construites, surtout ici, à Toronto [00 :07 :00].
Merci Kath, et merci Aldo Criger, merci beaucoup. Je voulais être une professeure et puis une journaliste, et voyez comment je me suis écartée. J’ai quelques commentaires formels que je ferai bientôt, mais je voulais vous dire que je crois que créer des carrefours communautaires devrait être la chose la plus naturelle au monde. Je crois qu’il y a une acceptation intuitive à l’égard de cette idée [00 :07 :30] dans nos communautés et beaucoup de ce dont on parle ici c’est d’enlever les obstacles, les régulations et le gouvernement pour permettre ce qui arriverait naturellement dans la communauté. Donc, c’est un peu cela que j’ai dit à Karen Pitre quand elle a accepté son poste. Mais la raison par laquelle je dis que je crois que ceci est la chose la plus naturelle au monde, c’est parce que, si on pense au passé, et Kath vient de le dire tout à l’heure, si on pense aux maisons longues [00 :08 :30], si on pense aux espaces dans une communauté petite…Ma grand-mère est née en 1888 à Watford au sud-ouest de l’Ontario et il n’y avait qu’un carrefour communautaire et c’était l’église. C’était l’unique endroit où les gens se rassemblaient, et si on avait un problème, ou si on cherchait un compagnon (qui c’était son cas), ou si on cherchait du soutien, c’était à travers [00 :08 :30] ce rassemblement communautaire. Donc, je crois qu’il y a un élan humain naturel de nous regrouper et de nous traiter de façon holistique. Je crois qu’aux fils des années on a séparé les services et on a construit des cloisons tout autour des choses qui ne devraient pas être séparées. Donc, voilà mon discours. Mais je veux encore reconnaître [00 :09 :00] que cette terre a été un point de rencontre pour tellement de gens autochtones depuis des générations. Et je veux démontrer mon respect pour l’histoire et les mantes contributions des gens autochtones à notre monde, non uniquement à l ‘Ontario. Et un élément de cette contribution, en plus de longues maisons ou le copain communautaire dans le passé le plus récent d’une contribution permanente, [00 :09 :30] a été les Centres d’amitié autochtone qui opèrent à l’Ontario depuis plusieurs décennies ; et qui sont des endroits de rencontre sécurisés parmi plusieurs communautés, et pour les autochtones et pour tout le monde. Plusieurs d’entre vous diraient que celui-ci est notre premier carrefour communautaire moderne. Et je sais qu’il y a ici beaucoup de gens du Centre pour amitié, et je voudrais notamment reconnaître Sheila McMann. Mais, ceux d’entre vous qui sont du Centre pour amitié, [00 :10 :00] où êtes= vous ?

Est-ce que Sheila est ici ? Oh, ils sont là-bas, tout au fond. Bonjour, merci d’être ici. Sheila représente le Centre autochtone uni de l’amitié de Fort Frances. Et moi, j’y suis allée, je suis allée au centre, l’année dernière et cela fait déjà 45 ans que ce centre fonctionne en tant que carrefour communautaire. pour ce petit village du nord-ouest. C’est un endroit où les gens se rassemblent, ils peuvent y accéder à des ressources [00 :10 :30] de santé, de bien-être, y compris santé mentale. J’ai même vu un programme pour les enfants, j’ai même dansé avec les enfants. C’est un endroit ultra-accueillant où les gens reçoivent du soutien pour trouver un travail, ou pour s’ajuster à la nouvelle vie en tant que de nouveaux parents. Donc, c’est vraiment polyvalent, leur devise est dans l’union la force, et je crois qu’on pourrait utiliser cette devise à travers l’Ontario pour tous les carrefours communautaires.
On construit des carrefours communautaires [00 :11 :00] quand des gens comme vous, se réunissent, vous avez un objectif commun et vous cherchez des façons pour résoudre des problèmes, donc merci beaucoup.

Mme. Wynne :
Donc, Jeff a raison, cela fait un moment que je travaille pour les carrefours communautaires et dans la planification de carrefours communautaires, depuis un bon moment [00 :11 :30]. J’ai fait participes des politiques provinciaux. depuis 2003. Mais comme Jeff l’a bien dit, je faisais partie du conseil scolaire bien avant, d’avoir eu mes premières expériences avec les obstacles qu’il faut franchir pour créer un carrefour communautaire quand, en tant que membre du conseil scolaire, j’essayais de travailler dans mon ‘pavillon’ pour mettre en services quelques bâtiments scolaires qui, contrairement, ne seraient pas utilisés pour le bien public. Donc, au niveau du conseil scolaire et puis aussi dans chaque rôle que j’ai eu en tant que ministre [00 :12 :00]. Et George Zegarac, qui était avec moi quand je faisais partie du conseil scolaire, et il y en a qui savent que j’en parle depuis un bon moment, et quand je dis cela, je pourrais donner l’impression de ne pas être très effective, parce que cela fait déjà un moment que j’en parle. Pourtant, j’aime penser que ceci était en train de se façonner jusqu’à maintenant. J’ai du devenir la Première ministre pour dire, ‘on va le faire’. Et j’ai réussi tout au long du chemin, du succès. Même s’ils n’étaient pas des carrefours communautaires complets, mais plutôt des solutions pratiques qu’on a trouvées au long du chemin [00 :12 :30], mais c’est d’après ces expériences que je comprends plusieurs obstacles auxquels il faut faire face et essayer de les écarter,Je sais comment il peut être difficile d’organiser un carrefour communautaire, et je sais aussi que vous avez le pouvoir organisationnel de rassembler les gens, et c’est un plaisir pour nous de faciliter ceci. Donc, ce n’est pas une nouvelle idée, cela fait un moment qu’on s’y prend. Mais en ce moment, on peut vraiment [00 :12 :00] entraîner la province dans le mouvement des carrefours communautaires et puis vous aider à avancer à la prochaine étape. La façon dont j’y pense, c’est que notre travail n’est pas de réguler un modèle ou de forcer les communautés à faire les choses d’une certaine façon spécifique. La tension est entre la façon de résoudre des problèmes spontanément au niveau communautaire, et le soutien et la facilitation du gouvernement [00 :13 :30]. Et c’est un défi, parce que ce que le gouvernement fait de son mieux, c’est de réguler. On dit faites ceci [00 :13 :35] et tous doivent nous suivre et faire ce que nous disons, ce qui n’arrive jamais. Mais l’illusion est toujours présente. Or, les communautés continuent à avoir du mal jusqu’à ce qu’il y ait assez de gens ou de voix pour faire changer la situation pour la communauté. Il me semble que tout ce que j’essaie de faire c’est de simplifier au niveau du gouvernement pour qu’il soit plus facile pour ces mouvements spontanés [00 :14 :00] de créer de carrefours communautaires. C’est délicat. Je sais bien que ceci n’est pas le rôle du gouvernement, et que des fois il y a des difficultés. Mais je crois vraiment qu’on a une opportunité pour le faire correctement. Donc, on ne va pas laisser passer cette opportunité. Donc la raison par laquelle j’ai demandé a Karen Pitre d’être ma conseillère spéciale pour les Carrefours communautaires et le Conseil des carrefours communautaires [00 :14 :30] fait un travail fantastique avec Karen, alors s’il vous plaît applaudissez-les, merci beaucoup ! Où sont ces gens, où est l’équipe du Conseil ? Ils sont tous éparpillés par là ? Bien, merci à tous. Depuis deux ans ils font un travail de base, donc merci à tous ceux qui ont appuyé leur travail, les compétences [00 :15 :00] que vous avez ajoutées à ce travail sont superbes et j’espère que vous aussi, vous ressentirez que les recommandations qu’ils nous apportent, jouent une différence importante dans la façon dont les carrefours communautaires sont créés, à l’Ontario.

Je veux parler un peu sur le contexte dans lequel on opère, car, bien évidemment ce mouvement vers les carrefours communautaires ne se joue pas dans le vide. Nous vivons dans un monde plein de défis, que ce soit la technologie, que ce soit le président Trump, il y a de l’incertitude [00 :15 :30]. On ne peut même pas imaginer ce que le président Trump pense de la communauté, mais le point c’est que, le monde est incertain, ce n’est pas uniquement à l’Ontario, c’est global. Les gens sont soucieux du futur, ils ne sont pas sûrs, pas sûrs d’où ils trouveront un travail, s’ils réussiront à maintenir leurs postes. Ils sont aussi soucieux de la réalité économique dans laquelle leurs enfants vivront.
[00 :16 :00]. Ils sont soucieux de la réalité d’un poste à temps partiel et de la précarité du marché de travail. Et dans des temps incertains comme ceux-ci, l’Ontario et les gouvernements doivent se faire présent. C’ese notre responsabilité. Et, à l’Ontario nous sommes dans une bonne position pour le faire. On a l’économie la plus forte au Canada. C’est la province qui crée plus d’emplois, notre budget est équilibré à nouveau ; tout cela nous donne la flexibilité et la liberté pour [00 :16 :30] répondre aux défis dont les gens font face. Et cela nous rend, dû à la situation présente, audacieux et actif et nous prenons des initiatives où on voit un problème à résoudre. Mais, encore une fois, ce n’est pas de prendre pour le plaisir de prendre des actions, au contraire, c’est prendre des actions claires et avec le propos de créer plus d’équité et d’opportunités. Donc, notre responsabilité c’est de faire ceci tant que ce soit possible [00 :17 :00]. C’est ce qu’on a révisé dans notre budget la semaine dernière, et que ce soit dans l’éducation ou dans la santé, on travaille pour mettre des soutiens en place.

Le meilleur exemple est le budget pour le système de santé la semaine dernière. On sait que la majorité de gens n’a pas d’assurance de maladie complémentaire, donc, on a remis en place un peu de cette sécurité qui avait été perdue. Le Programme Plus de OHIP offre gratuitement les médicaments sur ordonnance [00 :17 :30] pour tous âges jusqu’à 24 ans. Et c’est le premier programme de ce genre au Canada, et c’est la plus large expansion de Medicare à l’Ontario pour cette génération. Et c’est un grand pas vers la subvention totale de médicaments pour tous, à l’Ontario. Donc, notre système de santé a évolué avec le temps mais aussi une partie essentielle de cette évolution est dû aux carrefours communautaires [00 :18 :00], même si on ne parle que du système de santé.

Notre budget met plus de ressources dans les hôpitaux pour minimiser le temps d’attente, il sert à employer plus d’infirmières et de docteurs pour qu’ils offrent des soins à la communauté. Les carrefours communautaires dans les petits villages ruraux du nord, aident à apporter des soins là où les gens en ont plus besoin, de façon que les rendre accessible aux gens. Donc, dans une économie qui change, je crois vraiment que les carrefours communautaires peuvent offrir de nouvelles opportunités aux gens, pour fonder des entreprises ou pour qu’ils gagnent un salaire extra, mais les carrefours peuvent aussi [00 :18 :30] créer des opportunités pour que les gens accèdent à de meilleurs services. Il y a quelques semaines, j’ai eu une réunion avec les maires et les directeurs à Simcoe Conty et Bill French, le maire de Springwater, m’a raconté que dans sa ville, ils travaillent avec une école en coordination avec un carrefour communautaire. Ils veulent se servir d’une partie de l’école pour construire une cuisine commerciale et il m’a dit que cet accès à une cuisine commerciale offrira des opportunités pour que les entreprises de produits agricoles puissent étendre leurs affaires. [00 :19 :00] Soutenir les petits producteurs, c’est un exemple de pourquoi les carrefours communautaires sont si importants et de pour quoi ceci est devenu un mouvement de fondation organique. On le voit partout dans la province où les gens se rassemblent pour prendre les rênes des événements dans leurs vies, et de faire des pas dont ils savent intuitivement ceux qui leur conviennent le mieux pour créer une nouvelle sécurité [00 :19 :30] et de nouvelles opportunités. Néanmoins, je sais qu’il y en a toujours des enjeux.

Vous n’auriez pas fait ce sommet, vous ne seriez pas venus de si loin et vous ne seriez pas ici, avec ce froid qui gèle, si vous ne croyiez pas qu’il y a encore plus à faire. Il y a encore des occasions où des terres publiques sont vendues sans consultation et/ou sans discussion autour d’autres façons d’utiliser cette terre, et pour moi cela est inacceptable.

Il faut avoir une conversation autour de cela [00 :20 :00], et quelques-uns d’entre vous, je pense à Bill Tucker, quelques-uns d’entre vous me connaissent du temps où j’étais la Ministre de l’Éducation, et je tenais catégoriquement à ce qu’on ait ces discussions, pourtant, en réalité ce n’était pas toujours que ces discussions avaient lieu.

En ce moment, en Mississagua, il y a des écoles qui sont closes, la ville est vide et on n’utilise pas ces écoles, et en même temps, le partenaires deTrillium Health cherchent un espace à long terme, donc la solution est assez simple [00 :20 :30], on devrait être capables de faciliter cela. Alors, comment peut-on se rassembler en tant que partenaires et surmonter les barrières de planification qui préviennent qu’une chose si intuitive se réalise. Je sais que les connexions que vous ferez ici, les prochains jours faciliteront ceci. Les réseaux de ressources que Bob vient de mentionner vont y aider, et nous aussi, on va participer activement en tant que province pour y aider. Nous savons que la planification qu’il faut pour créer un carrefour communautaire est compliquée, on sait que cela prend du temps et ces [00 :21 :00] silos que j’ai mentionnés peuvent être très frustrants, lors du processus. Donc, on a changé la régulation pour avoir un délai plus long pour la vente de ces écoles en surplus, et ceci y a aidé. Mais il faut encore y faire mieux pour résoudre cet enjeu du temps et de la coordination. Parce qu’on ne peut pas attendre que tout s’arrange et qu’en même temps tout le monde soit synchronisé pour prendre les décisions pertinentes, au moment précis. Souvent la vente de propriété en surplus [00 :21 :30] ne donne pas aux communautés assez de temps pour développer une planification soutenable et pour déterminer la viabilité d’un carrefour communautaire. Donc, ceci n’est pas le [lus correcte, on sait bien que ces choses prennent du temps et il faut donner aux communautés le temps nécessaire. C’est pourquoi, j’ai le plaisir d’annoncer que c’est exactement ce qu’on va y faire.

On est en train de créer un programme de démonstration basé sur une candidature pour aider les groupes communautaires, comme le vôtre, qui a identifié une opportunité d’achat d’une propriété de surplus, pour la mettre au service de la communauté. Donc, c’est que ce programme fait [00 :22 :00] c’est d’aider à maintenir cette propriété à service de la communauté pendant 18 mois. On maintient cette propriété, et le financement qui permet cela n’est pas projeté pour la maintenir perpétuellement. Ce n’est pas le cas de dire : « le gouvernement va nous financer pour toujours »; il s’agit plutôt de donner le temps pour que les conversations nécessaires prennent place [00 :22 :34], le temps de trouver des partenaires, de finir une planification, de sécuriser le financement public ou privé, pour créer le carrefour communautaire. En même temps, on va travailler pour aligner la prise de décisions à travers les ministères, pour mieux aider au développement des carrefours communautaires.

Or, c’est une belle façon de dire, qu’on va forcer les ministères à travailler ensemble, parce qu’il faut qu’ils le fassent. Et j’ai vu un bon nombre de ministres [00 :23 :00] ou des ministres adjoints ici, et il ne s’agit pas de faire une critique personnelle ou de diffamer les ministères. On est tous très occupés. On a beaucoup de choses à faire, beaucoup de décisions à prendre et beaucoup de travail pour conseiller les ministres à mettre en place la machinerie du gouvernement. Une de choses la plus difficile dans le gouvernement c’est de lancer la conversation horizontale entre les ministères. Et c’est une de raisons par laquelle vous voyez des gouvernements qui changent [00 :23 :30] nous tous, nous prenons des décisions de changer les noms des ministères ou des ministères qui changent complètement. Le méfait autour de ce qu’il nous faut que ces ministères en discutent. Alors, on crée un ministère pour réunir plusieurs participants dans une même équipe, mais, après, il faut encore que ce ministère communique avec cet autre ministère. Or, il faudrait un seul et unique énorme ministère. Ce qui n’est pas pratique. Donc, il faut qu’on trouve des solutions meilleures, [00 :24 :00] pour mettre en place une coopération interministérielle. Je vous promets que je m’efforcerai encore plus pour que ces conversations interministérielles se tiennent. Car si on n’y arrive pas, on sera toujours coincés, étant envoyés d’un bout à l’autre, sans que les deux côtés n’arrivent jamais à se parler. Alors ce que je crois, et d’après ce que j’ai vu ,c’est que si on peut faire ceci, on aurait plus de logements long terme pour les gens du troisième âge, plus de programmes de soutien en général, plus d’espaces pour des garderies pour aider les parents qui travaillent à temps complet, et dans certains cas, où l’ on identifie l’utilisation d’une propriété par la communauté, et qu’on a une planification et les partenaires nécessaires pour le financement, la province assurera que la propriété soit utilisé par la communauté parce qu’ à la base c’est ce que la communauté veut, donc c’est ce qu’on veut.

On ne veut pas ne rien faire, et laisser que les écoles et les hôpitaux et les propriétés disparaissent quand il y a [00 :25 :00] un besoin pratique et urgent pour leurs communautés, c’est un gaspillage qu’on ne peut pas se permettre. Pensons à notre proposition d’achat de l’école publique de Etobicoke, Silver Creek. La fermeture de Silver Creek aurait signifié la perte des programmes de soutien pour la santé mentale et l’autisme, de 1200 enfants, ainsi que la perte des structures d’accueil pour les enfants. Ceci n’est certainement pas juste, ni pour les quartiers ni pour les enfants. Et bien évidemment, ce serait une législation gouvernementale très déraisonnable. Donc, on a intervenu [00 :25 :30] pour nous assurer que l’école continue d’opérer en tant que carrefour communautaire, et on a sauvé ses services critiques dont les familles de Etobicoke ont tellement besoin. Ceci pour dire, on sait que c’est possible. Il nous faut de la volonté et de la créativité, et aussi comme je viens de le dire, de l’argent pour donner du temps pour planifier. Mais, on avance, je sais qu’on a des défis, mais, je sais aussi que dans cette salle se trouvent les gens qui peuvent joindre leurs forces pour nous aider à résoudre ces problèmes.

[00 :26 :00] Merci beaucoup pour faire ce travail dans vos communautés et merci d’être ici, aujourd’hui. Merci. Miigwech.

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