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Centre de santé Carlington

January 5, 2018 • 27 min read

Carlington Hub

Aperçu

Le Centre de santé Carlington à Ottawa, en Ontario, est une initiative qui progresse. Ce projet ambitieux est une histoire intéressante parce qu’il souligne comment les deux partenaires du Centre, soit le Centre de santé communautaire Carlington et la Société de logement communautaire d’Ottawa, ont travaillé diligemment ensemble pour faire avancer l’initiative, et parfois pour faire face aux difficultés. Le projet innovant que constitue le Centre de santé Carlington comprendra la construction d’un nouveau bâtiment dans lequel se trouveront une clinique de centre de santé communautaire et 42 logements abordables pour les personnes âgées. Des rénovations seront également apportées à l’établissement du centre de santé communautaire existant construit vers 1923. La construction du nouveau bâtiment a commencé, et les travaux devraient prendre fin en 2018. Le projet, y compris les rénovations, devrait être terminé en 2020.

 

les partenaires du centre

les dirigeants du centre

  • La Société de logement communautaire d’Ottawa est le plus important fournisseur de logements abordables à Ottawa. Il offre 15 000 logements où habitent 32 000 résidents, ce qui représente environ 70 % des logements sociaux de la ville. La Société de logement communautaire d’Ottawa est un organisme sans but lucratif dont la Ville d’Ottawa est l’unique actionnaire.

 

La Société de logement communautaire d’Ottawa compte plus de 4 200 résidents vivant dans 1 927 unités dans la zone desservie par le Centre de santé communautaire Carlington. On estime que près de un quart de ces résidents sont âgés de plus de 65 ans (et environ un quart des personnes appartenant à ce groupe ont plus de 75 ans). Au total, environ 70 % de ces personnes âgées vivent seules, et près des deux tiers sont des femmes.

 

  • Le Centre de santé communautaire Carlington est né d’une initiative axée sur les résidents visant à coordonner les services dans la région de Carlington, à Ottawa. Un centre de ressources, créé en 1984, a connu une croissance avec l’ajout de programmes et de services et, en 1991, il a reçu un financement pour un centre de santé. Environ les deux tiers du financement actuel du centre de santé sont fournis par le réseau local d’intégration des services de santé (RLISS); le reste provient de près de 30 autres sources. Le centre de santé communautaire dessert une population diversifiée d’environ 53 000 résidents d’Ottawa. Il offre un large éventail de services de santé, de santé mentale et de toxicomanie à des parents, des enfants, des jeunes et des adolescents. Plus d’un tiers de la population vit avec un revenu faible, et une personne sur cinq parle couramment une langue autre que l’anglais ou le français. Environ 23 % des résidents reçoivent un revenu de la part du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées.

 

Autres intervenants

  • La Ville d’Ottawa a joué un rôle actif dans le processus d’aménagement du centre de plusieurs façons : en étant chargée officiellement de la planification du zonage, de la conception et de la supervision du projet d’aménagement; en fournissant un financement des immobilisations par l’entremise du Programme d’investissement dans le logement abordable de l’Ontario; en finançant certains des services fournis par le centre de santé communautaire. La Ville également a aidé à résoudre un problème entourant le déplacement d’un jardin communautaire.
  • Le réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) a joué un rôle important dans les premières étapes du processus d’approbation des immobilisations en fournissant des conseils avant de recommander le projet aux fins d’approbation. En outre, il gère le contrat avec le centre de santé communautaire au nom du ministère de la Santé et des Soins de longue durée.
  • Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée (MSSLD) assure la surveillance et l’approbation des investissements dans les immobilisations par l’entremise de la Direction de l’investissement dans les immobilisations en matière de santé. Il gère un processus comptant cinq étapes à l’égard desquelles il doit donner son approbation.
  • Les députés provinciaux ont appuyé l’idée de créer un centre. Plus particulièrement, les ministres Chiarelli et Naqvi ont exercé une influence dans par l’entremise de leur rôle de députés de la région.
  • Le jardin communautaire de Carlington fournit 150 parcelles de jardin exploitées depuis plus de 20 ans. Les plans du site du nouveau centre entraîneront la perte de la plupart de ces parcelles (pour faire de la place au nouveau bâtiment, au stationnement et à d’autres services).
  • Les avocats et les experts-conseils ont participé à l’élaboration d’ententes de partenariat officielles et de protocoles d’entente, en plus de soutenir le processus du projet, les demandes de financement et d’aménagement et les travaux de construction, ou décider qui peut négocier et bien travailler avec les autres.

 

la vision

La vision du Centre de santé Carlington consiste à créer un nouveau bâtiment sur le site de deux acres existant, de manière à fournir à la collectivité les services de logement et de santé dont elle a grandement besoin :

 

  • les services de santé seront fournis dans une clinique accessible, moderne et efficace offrant un espace supplémentaire destiné à la tenue des réunions et des activités de la collectivité;
  • quarante-deux unités destinées au logement de personnes âgées, dont 12 faciles d’accès, seront construites au-dessus du rez-de-chaussée de la clinique du centre de santé communautaire. On comptera 12 logements à prix de marché et 30 logements à prix abordables. Chaque étage sera doté d’une buanderie et d’une aire commune, et un jardin sera créé sur le toit.

 

Le centre de santé communautaire rénovera également le bâtiment existant construit en 1923 à son emplacement actuel.

 

Les partenaires se montrent enthousiastes à l’égard de la vision pour de nombreuses raisons :

 

  • le centre répondra à un besoin accru en matière de mesures de soutien et de services abordables et accessibles : il fournira plus de services à la collectivité en général, ainsi que des logements et des services supplémentaires pour les personnes âgées, comblant ainsi de manière proactive les besoins d’une population vieillissante;
  • la collaboration dans le cadre d’un centre est une façon créative de faire face aux problèmes des ressources limitées : les partenaires contribuent au projet en mettant à profit leurs ressources et ils accomplissent beaucoup plus ensemble qu’ils ne l’auraient pu séparément;
  • l’établissement de liens entre les membres de la collectivité et les services accessibles permettra de rehausser le bien-être, entraînant ainsi de meilleurs résultats sur le plan de la santé ainsi qu’un sens d’appartenance communautaire et une qualité de vie accrus;
  • les deux partenaires se sont engagés à offrir des services aux personnes âgées au sein de la population;
  • les plans du centre s’harmonisent aux priorités du gouvernement provincial, par exemple, le modèle de vieillissement chez soi consistant à soutenir les personnes âgées à leur domicile actuel ou à proximité de celui-ci (Stratégie ontarienne pour le bien-être des personnes âgées);
  • la vision du centre est soutenue par la municipalité locale.

 

Barron Meyerhoffer, directeur de la planification et de l’ingénierie à la Société de logement communautaire d’Ottawa, est fier du projet. Le nouveau bâtiment sera « magnifique » et « renforcera la collectivité ». Le nouveau bâtiment sera construit selon les normes les plus rigoureuses et aura une incidence très faible sur l’environnement. De plus amples renseignements sont inclus dans le document 2016 overview (aperçu 2016) du projet préparé par les partenaires.

Carlington Hub Rendering

 

le parcours

 

« Ce n’est pas un court parcours ni un parcours sans embûches »

La vision d’un centre de santé et de logements a d’abord été formulée en 2002 par le directeur général du centre de santé communautaire. Son successeur a repris l’idée en 2011 avec le partenaire proposé, la Société de logement communautaire d’Ottawa, et une analyse de rentabilité et un plan préliminaire ont été réalisés.

 

En 2011, le centre de santé communautaire a présenté sa proposition préalable, soit la première étape du processus d’approbation, au ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Il a reçu des commentaires à cet égard en 2012; toutefois, les obstacles financiers et le changement de direction au centre de santé communautaire ont freiné le projet, et peu de progrès ont été réalisés.

En 2013, la nouvelle direction générale du centre de santé communautaire a rencontré le ministre Bob Chiarelli, un député provincial de la région d’Ottawa. L’intérêt à l’égard d’un centre de services a été renouvelé, et les deux partenaires ont travaillé afin de rédiger une nouvelle analyse de rentabilité. Malheureusement, plus tard cette même année, le directeur général de la Société de logement communautaire d’Ottawa a remis sa démission, et il s’est écoulé beaucoup de temps avant que le poste soit de nouveau pourvu.

 

Entre-temps, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée examinait l’analyse de rentabilité soumise par le centre de santé communautaire. En 2014, le ministère a annoncé que le Centre de santé communautaire Carlington recevrait un financement de 4,85 millions de dollars pour sa partie du centre de santé/de logement.

 

Un an plus tard, les deux conseils d’administration ont officiellement confirmé leur engagement envers le projet et ont commencé le processus permettant d’obtenir des fonds supplémentaires. La Société de logement communautaire d’Ottawa a demandé du financement au chapitre du Programme d’investissement dans le logement abordable de l’Ontario (PILAO) administré par la Ville d’Ottawa, et la demande a été approuvée en septembre 2015, à condition que les travaux de construction commencent dans l’année qui suit.

 

Le centre de santé communautaire a poursuivi le processus de financement à cinq étapes pour les investissements dans les immobilisations, administré par l’entremise de la Direction de l’investissement dans les immobilisations en matière de santé du ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Le centre de santé communautaire a présenté la première étape, celle de la proposition préalable et de l’analyse de rentabilité au RLISS aux fins d’approbation avant de les soumettre au ministère aux fins d’examen et d’approbation. La deuxième étape, celle du plan fonctionnel, a été soumise en mars 2017 et elle devrait être approuvée à l’automne 2017.

 

Problèmes de financement

Le cheminement d’un projet d’aménagement est compliqué parce que le processus d’approbation du financement des immobilisations des programmes de santé financés est différent de celui des programmes de logement financés. Le financement des immobilisations pour le volet de logement, approuvé à l’automne 2015, exigeait de donner les premières pelletées de terre avant le mois de septembre 2016, sans quoi le financement serait perdu.

 

Le financement des immobilisations pour le centre de santé communautaire n’avait pas passé la première étape du processus d’examen de l’investissement. Étant donné que le centre de santé occupera le rez-de-chaussée du nouveau bâtiment et qu’il définira l’empreinte de l’établissement, la Société de logement communautaire d’Ottawa ne pouvait pas concevoir les quatre étages de logement sans confirmer la dimension et la forme de l’espace en dessous – et elle ne pouvait définitivement pas commencer les travaux de construction dans le délai de un an.

 

Le défi consistait donc à déterminer une manière de naviguer parmi les différentes procédures et exigences. En fin de compte, le centre de santé communautaire a « estimé » ce qu’il espérait être approuvé par le ministère. La Société de logement communautaire d’Ottawa a conçu son projet de logements au-dessus de la clinique, et les travaux de construction vont bon train. Il existe un risque évident de poursuivre sans avoir obtenu l’approbation de financement des immobilisations – si le ministère n’approuve pas le financement de l’espace qui a déjà été construit, le centre de santé communautaire se trouvera en déficit et aura la tâche difficile d’essayer de trouver d’autres sources pour financer les immobilisations. Même si les membres du conseil d’administration du centre de santé communautaire se montrent très favorables, « le risque qui y est associé les rend un peu nerveux », indique le directeur général Cameron MacLeod. Si le financement est approuvé pour une plus petite superficie que celle qu’ils ont estimée (pour laquelle les travaux de construction sont commencés), le centre de santé peut être pris avec tous les coûts, y compris la construction, associés à cet espace.

 

Le projet de construction devrait être terminé en août 2018, et la pression monte pour le centre de santé communautaire afin qu’il planifie et conçoive l’espace interne. M. MacLeod explique qu’ils ne peuvent pas enclencher le processus de construction « avant d’avoir obtenu les approbations de financement définitives ».

 

En outre, le financement des immobilisations de 4,85 millions de dollars annoncé en 2014 est désigné pour la construction du nouveau bâtiment destiné aux programmes du ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Les coûts totaux (y compris les travaux de construction) ont récemment été estimés à 10,7 millions de dollars! Le centre de santé communautaire doit contribuer de ses propres fonds, ou en recueillir, pour couvrir les coûts d’immobilisations associés aux programmes et services financés par d’autres sources. On estime ces coûts à environ 1,2 million de dollars ou 28 % du coût total du volet de rénovation du projet du centre de santé communautaire, et il s’agit d’un défi important pour un organisme sans but lucratif qui n’a que peu de réserves.

 

La relation entre les partenaires

La relation officielle entre la Société de logement communautaire d’Ottawa et le Centre de santé communautaire Carlington est énoncée dans différentes ententes de partenariat, notamment les suivantes :

 

  • Le protocole d’entente définit la relation durant les premières étapes de l’aménagement du centre.
  • Le bail foncier stipule que le centre de santé communautaire a loué les terres à la Société de logement communautaire d’Ottawa pour la période durant laquelle se dérouleront les travaux de construction.
  • L’entente de projet définit les rôles et les responsabilités des deux parties pendant les travaux de construction, notamment la façon dont les coûts seront partagés.
  • L’entente de propriété et d’exploitation stipule que les deux partenaires ont convenu de construire un immeuble en copropriété de deux logements, et chaque partenaire sera propriétaire d’un logement. (Le centre de santé communautaire demeure propriétaire du terrain sur lequel le nouveau bâtiment est situé et de la clinique au rez-de-chaussée. La Société de logement communautaire d’Ottawa possédera tout ce qui se trouvera au-dessus du rez-de-chaussée.)

 

Les partenaires ont fait face à des difficultés relativement à la façon de définir leur relation et la propriété partagée du nouveau bâtiment, ce qui a entraîné l’élaboration de la proposition d’entente relative à l’immeuble en copropriété, une solution que la Société de logement communautaire d’Ottawa a utilisée avec succès dans les cas de propriété conjointe avec d’autres partenaires. Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée a manifesté d’importantes préoccupations au sujet de la proposition d’entente relative à l’immeuble en copropriété et de l’entente de propriété conjointe, mais celui-ci a délégué la décision au RLISS, qui a approuvé les ententes.

 

« Beaucoup de temps [et d’argent] a été alloué aux avocats aux fins de l’élaboration des ententes », déclare Cameron MacLeod. Bien que la Société de logement communautaire d’Ottawa ait conclu des ententes semblables pour d’autres aménagements, elle devait apporter beaucoup de modifications pour tenir compte de la situation unique entre les partenaires et des exigences du ministère de la Santé et des Soins de longue durée.

 

De plus, les travaux de construction soulevaient des préoccupations. La Société de logement communautaire d’Ottawa agit à titre d’entrepreneur général, elle embauche des sous-traitants et gère et dirige tous les aspects de leurs projets immobiliers. Un budget est établi pour un projet, mais il n’existe aucune garantie de prix fixes. Cependant, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée demande de répondre à des appels d’offres en fournissant des prix fixes, y compris pour les coûts associés aux sous-traitants. Bien qu’il y ait un avantage à ce que les prix soient fixes, en général, les entrepreneurs majorent les contrats de sous-traitance de 15 à 20 %, et les coûts engagés peuvent être supérieurs aux prix estimés par la Société de logement communautaire d’Ottawa.

 

La Société de logement communautaire d’Ottawa et le centre de santé communautaire ont tous les deux estimé que l’approche de l’entrepreneur général procurerait des avantages sur le plan des coûts et d’autres bénéfices – elle permettrait d’éviter les frais majorés versés aux entrepreneurs généraux aux fins de la gestion du travail des sous-traitants et, aux deux parties, de mieux contrôler les travaux.

 

Les partenaires ont négocié une solution créative dans le cadre de laquelle le centre de santé communautaire a morcelé les terres et loué la parcelle de l’aménagement à la Société de logement communautaire d’Ottawa pour la période de construction. Ainsi, la Société de logement communautaire d’Ottawa peut effectuer son travail d’aménagement sur ses terres (louées auprès du centre de santé communautaire) en utilisant la démarche d’entrepreneur général. Le centre de santé communautaire a signé une entente avec la Société de logement communautaire d’Ottawa qui établit les coûts de la partie du centre de santé du bâtiment. À l’issue des travaux, le bail sera résilié, et l’entente relative à l’immeuble en copropriété entrera en vigueur. Le centre de santé communautaire sera responsable de l’espace interne de la clinique – et sera chargé de terminer la conception et la planification des accessoires, et la Société de logement communautaire d’Ottawa sera responsable de son espace.

 

 

Réaction de la collectivité

Comme mentionné plus haut, il y avait 150 parcelles de jardin communautaire sur le terrain du Centre de santé communautaire. Lorsqu’il a informé la collectivité du projet d’agrandissement et conseillé aux jardiniers qu’ils ne devraient pas compter sur l’utilisation de ces parcelles dans l’avenir, le centre de santé a été surpris par l’intensité des réactions face à la perte anticipée des jardins.

 

Parfois, il semblait que la question entourant la perte du jardin communautaire éclipsait les aspects positifs associés à l’offre de services et de logements supplémentaires dont profiterait toute la collectivité. Deux réunions de la collectivité ont été organisées pour diffuser l’information. Dans le cadre de celles-ci, les jardiniers et les membres de la collectivité se sont opposés à la perte de leur cher jardin communautaire qu’ils utilisaient depuis 20 ans.

 

On a trouvé une solution après deux années difficiles et stressantes. Le centre de santé communautaire, les jardiniers, Alimentation juste (un organisme local sans but lucratif), un conseiller municipal et la Ville d’Ottawa ont collaboré pour trouver un autre espace pour les jardins. Jusqu’à présent, on a trouvé de la place pour 20 des parcelles à un nouvel endroit doté d’allées accessibles, d’une mise et d’un accès à de l’eau. Le plan consiste à accroître le nombre de parcelles peu à peu au cours des prochaines années jusqu’à un maximum de 104.

 

En plus du travail effectué à l’égard du jardin, des efforts sont déployés afin d’établir un comité consultatif communautaire pour fournir des commentaires à l’égard de la conception et de la planification du nouvel espace du centre de santé communautaire.

 

Attentes du personnel

Bien que les membres du personnel n’aient pas eu beaucoup d’occasions pour formuler des commentaires au cours des premières étapes de l’aménagement, la conception de l’espace et les travaux de rénovation du bâtiment actuel constitueront d’autres occasions dans le cadre desquelles ils pourront donner leurs opinions. M. MacLeod a indiqué, à une réunion du personnel en mars 2017, que « l’on examinait d’autres occasions de formuler des commentaires pour les membres du personnel » [traduction] dans le but de déterminer les meilleurs moyens de les faire participer et de recevoir leurs commentaires.

 

Avantages et valeur ajoutée

En plus de constituer un atout pour les clients actuels et la collectivité locale grâce à l’offre de meilleurs services, le centre procurera de la valeur de plusieurs autres façons.

 

La construction du nouveau bâtiment sera fondée sur la « norme Passive House » et sur la norme WELL. La norme Passive House est une norme de construction très rigoureuse qui permet d’utiliser jusqu’à 90 % moins de chauffage et de climatisation que les bâtiments traditionnels. M. Meyerhoffer, de la Société de logement communautaire d’Ottawa, décrit la démarche comme suit : « Des blocs de polystyrène, au milieu desquels se trouve une barre d’armature, remplis de béton. Le résultat : une empreinte carbone réduite de manière significative. Les normes de certification exigent que le coût de l’énergie du bâtiment soit d’au moins 15 % inférieur à celui d’un bâtiment similaire, entraînant ainsi des économies qui sont estimées s’élever entre 30 000 $ et 40 000 $ par année pour la partie logement du bâtiment. Le centre de santé communautaire tirera également avantage des coûts d’exploitation sensiblement aussi faibles.

 

L’approche de l’entrepreneur général pour gérer les travaux de construction et le site commun devrait être plus rentable que les autres solutions de gestion, permettant ainsi aux deux partenaires d’en retirer des avantages.

 

Après avoir accueilli certains programmes du centre de santé communautaire déplacés dans une installation mobile sur le site, il restera environ 400 pieds carrés qui pourront être utilisés par d’autres partenaires des services. M. MacLeod reconnaît que « l’on doit plus penser à la manière dont cet espace peut être utilisé pour que les résidents et la collectivité puissent en tirer profit » [traduction].

 

Enfin, la création du centre permet de mieux utiliser l’espace public et d’en accroître l’efficacité. M. Meyerhoffer déclare que l’établissement d’un partenariat dans un projet comme celui-ci « est la bonne chose à faire » [traduction]. La Société de logement communautaire d’Ottawa n’était pas obligée de payer pour les terres, mises à disposition sans frais par le centre de santé communautaire. L’ensemble de la collectivité profite également de l’ajout de 42 logements abordables pour les personnes âgées. Cameron MacLeod, le directeur général du centre de santé communautaire, indique qu’il a eu à gérer les attentes, mais qu’il y aura « une cuisine communautaire formidable! » [traduction].

 

Leçons tirées et conseils

Leçon tirée n° 1

La vision partagée des partenaires leur a permis de prendre des décisions en faisant des concessions et des compromis. Par exemple, ils ont récemment reporté une dépense prévue pour l’étape finale de l’aménagement paysager et ont réattribué ces fonds en faveur d’une autre priorité partagée qui exigeait des ressources supplémentaires. Ils souhaitent trouver d’autres sources de financement et (ou) réaliser des économies pour terminer les travaux d’aménagement paysager plus tard.

 

Leçon tirée n° 2

Le centre de santé communautaire et la Société de logement communautaire d’Ottawa ont établi leur relation en se fondant sur des principes d’ouverture et de transparence, ce qui a permis de tisser des liens solides axés sur la confiance. Ils ne sont pas toujours d’accord et ils ont connu des difficultés à différents points du processus (en particulier en ce qui concerne le financement et le calendrier des approbations), mais leur engagement à l’égard de la confiance mutuelle et de l’honnêteté a fait en sorte qu’ils ont été capables de résoudre les problèmes qui se posaient de manière équitable.

 

Leçon tirée n° 3

Le processus visant à concrétiser la vision du Centre de santé Carlington s’est déroulé pendant un certain nombre d’années. Les questions de financement et de fonds au centre de santé communautaire ainsi que le roulement du personnel de la direction dans les deux organismes ont entraîné des retards dans le déroulement du processus.

 

L’établissement de relations solides et continues est très important pour le développement des centres et la confiance et la vision commune sur lesquelles ils sont fondés. Le processus d’aménagement se déroule sur plusieurs années et sa mise en œuvre doit être assurée par un leadership uniforme et stable à la direction et au conseil d’administration, ainsi que par du personnel qui soutient le processus au quotidien.

 

Leçon tirée n° 4

Le processus de planification du centre exige d’accorder du temps et de déployer des efforts supplémentaires en plus des responsabilités régulières. Le directeur général du centre de santé communautaire estime que jusqu’à maintenant, il a alloué 15 % à 20 % de son temps à la création du centre (et a fait remarquer que certaines périodes demandaient plus de temps et d’attention que d’autres). Les membres du personnel du centre de santé participent également au processus et ont effectué des travaux « sur le coin de leurs bureaux ». Les membres du conseil d’administration ont également participé tout au long du processus. Même si le Centre de santé communautaire Carlington a obtenu du financement pour la partie « planification » du processus, ces fonds sont maintenant épuisés, et l’étape de la planification n’est pas encore terminée, ce qui donne lieu à des préoccupations concernant les répercussions des travaux pour le centre de santé communautaire.

 

En outre, M. MacLeod souligne que « les soins de santé primaires et la construction sont deux ensembles de compétences très différents » [traduction]. Le centre de santé communautaire est qualifié dans le premier domaine, mais devait obtenir du soutien de la part d’experts, de conseillers, de gestionnaires de projet et d’avocats qui connaissent les secteurs de la construction et des projets immobiliers.

 

Leçon tirée n° 5

Comme tout projet ambitieux, le Centre de santé Carlington a rencontré certaines difficultés sur son chemin; pourtant, les partenaires ont habilement prouvé qu’ils pouvaient résoudre des problèmes et être créatifs pour s’attaquer aux difficultés lorsqu’ils se présentaient. Leur réaction face au dilemme de la date limite de construction des logements et de l’approbation manquante pour l’étape 1 est un bon exemple de prise de risques. Dans cette situation, le centre de santé communautaire s’est engagé à fournir une estimation intelligente de l’espace et du financement connexe nécessaire et susceptible d’être approuvé, et le processus d’aménagement a pu commencer. Les partenaires conviennent que les deux organismes étaient prêts à prendre un risque, en se fondant sur une bonne volonté et le désir de faire quelque chose d’innovant pour combler un besoin urgent.

 

Leçon tirée n° 6

L’approche des partenaires du centre de santé consistait à adopter dès le départ un point de vue positif. Cette démarche positive a permis de créer de nombreuses solutions créatives pour relever des obstacles importants, y compris réussir à gérer des processus et des lignes directrices complexes en matière de financement, et des problèmes liés à la propriété et à la construction du bâtiment. Des solutions aussi créatives n’étaient pas toujours au départ soutenues par des intervenants clés, et pourtant les partenaires ont persévéré pour continuer à avancer.

 

Leçon tirée n° 7

Parce que le soutien politique a grandement contribué au succès du Centre de santé Carlington, les deux partenaires déploient régulièrement des efforts pour communiquer avec des représentants provinciaux et municipaux; ils fournissent des mises à jour, font part de leurs difficultés et s’assurent de rester à l’affût.

 

Leçon tirée n° 8

La controverse entourant le déplacement du jardin communautaire a mis en évidence le besoin très important de consulter de façon proactive les membres de la collectivité lorsque l’on propose un changement majeur et de les écouter. Les centres ont besoin du soutien de la collectivité locale et doivent partager l’information, faire participer les membres de la collectivité et solliciter des commentaires et des idées au début du processus.

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